dimanche 29 avril
quatorze
Il est Samedi soir. La lumière du soleil rase les fleurs, il fait lourd, tout le monde a ouvert ses fenêtres. En foulant l'herbe presque arrosée du soir, je peux entendre le son des postes de télé des voisins, sentir l'odeur de la cuisine des inconditionnels de la pizza du samedi soir. Appareil photo en main, je saisis les derniers instants de l'après midi. Impression de vacances, de liberté de pouvoir jouer avec le temps qui passe sans me soucier guère du lendemain.
Impression de vide parce que plus rien de compte alors que les rayons qui se faufilent à travers les poils du chat, les premières roses écloses et les perles d'arrosage sur les feuilles. Parce que journée de merde, parce que remuage du couteau dans ma plais, pourquoi... J'ai raté mon examen à cause de mon manque d'assurance, à cause de cet imbécile avec sa guitare qui m'a planté deux flèches dans le coeur. Bref. Je suis déçue et presque meurtrie. Je ne veux plus aller me coucher à 3 heures du matin, alors je ferme la télé et regagne ma couette tant aimée.
Il est dimanche soir. Y fait noir. Il fait lourd. Les nuages sont bas, les éclairs fusent, les moucherons sont collés aux fenêtres et les premières gouttes de pluie ruissèllent contre les vitres. Chaque chose est normale. A part peut-être le fait que je n'ai pas eu l'impression d'avoir passé un week end comme les autres. Je me sens légère et en même temps tellement encombrée. Tellement vide que je crois être en vacances c'est assez déroutant surtout quand je sais que je me lève à 7 heures le lendemain matin.
samedi 14 avril
fleur épanouie
Il ne te voit pas comme moi. L'un et l'autre partageons un amour différent avec toi, et tu nous le renvoies, de manière fort peu équitable, il me semble.
Il ne te voit pas comme moi, et je t'ai vue comme lui t'aime, j'ai vu ce que, lui, voyait à travers son objectif. La femme dont il est amoureux. Parmi ses photos, je ne t'ai pas vue, pas reconnue. Ce n'est pas la fille qui me tripotait les joues le mercredi, ni celle qui m'emmène ,quand elle le peut, en vélo ,goûter l'air de la campagne qui lui manque tant.
Tout simplement la beauté qu'Il admire, celle que j'envie, la fleur épanouie qu'il prend goût à sentir...Au fond, qu'elle vive sa vie.
Je dois finalement accepter de partager ma soeur avec un inconnu. Je n'y peux rien, juste apprécier les moments qui nous sont donnés pour raviver un peu l'éclat de notre amour à toutes les deux. Quoi qu'on y fasse, "chacun[e] sa route, chacun[e] son chemin" comme dirait l'autre. Qu'elle suive le sien. Et que je continue à marcher de mon côté, il fait pas bon s'arrêter dans la rue, seule , la nuit. Elle a grandit, et moi aussi. Elle a aussi trouvé un compagnon de route, tant mieux pour elle ,remarque. On n'pouvait pas rester éternellement gamines et puis chaque relation évolue à sa façon, la notre a beaucoup changé, en bien ou en mal, je n'saurais pas dire. On ne se parle presque pas parce que je n'ose pas parler à mon modèle, à celle que j'admire, je ne suis qu'une petite soeur en fait.
_ Tu passera à la maison demain ?
_ Je viendrai, et on fera un tour de vélo.
vendredi 06 avril
pensées de Paris

Les gens s'aiment au Champ de Mars
S'embrassent à Montmartre verdie
Ils sourient au temps qui passe
Et n'ont pas peur de la nuit
J'aime le métro de Paris
Et sa musique incessante
Comme l'accordéon noirci
Et ses vieux airs qui m'enchantent
Tout le jour je t'ai cherché
Scrutant du regard la ville
Mais hélas sans te trouver
J'ai alors coupé le fil
Ma marionette adorée
Comme j'aimerais t'enlacer
Et attacher nos ficelles
Après nos coeurs de dentelle
J'aurais voulu vaincre ce rêve
Qui par sa beauté trompeuse
Nous poursuit sans aucune trève
Dans notre passion malheureuse
(précisons que mon bouh du bas fête ses deux ans)
jeudi 18 janvier
cerveau
j'ai pas envie de changer...moi j'ai peur du changement, moi j'ai peur de l'adaptation, je veux pas grandir, je l'ai trop souvent fait , on pourait pas jouer à autre chose ?
j'arrive pas à accepter le temps qui passe, la nostalgie c'est ma meilleur amie, j'ai envie de me facher avec elle. Ben oui, c'est jamais moi qui décide des disputes, et là j'ai envie. Rien que pour voir ce que ça fait, d'être faché, de sentir l'orgeuil me brûler la gorge, d'avoir la haine. Le temps qui passe m'a donné des models, il m'a donné des idées, des mauvaises, des judicieuses mais maintenant j'ai envie de me congeler et de revenir quand j'aurai oublié ces choses. Ces changements qui nuisent à mes relations, qui dégoutent ceux qui me conaissaient, j'ai peur de changer, de perdre ma partie, tout ce que j'ai batti, de me faire battre par le temps qui passe . Parce qu'en fait, c'est avec lui que je joue. C'est avec lui que je me bats, c'est à cause de lui... Mais on ne lutte pas devant un adversaire plus fort que soi, on apprend.
Le bourrage de crane... On m'a dit que ce n'était pas un terme valable. Car le cerveau possède une capacité de stockage indéterminable. On est pas des disques dur, on est des phénomènes anormaux à mes yeux, l'infini c'est flippant . Enfin bref tout ça pour dire que la vie ne cesse de nous enseigner, ça se faufile à travers les synapses, ça questionne (un peu trop) mais finalement ce qui prend le plus de place c'est le courage qu'il faut pour avancer...une quantité exubérante de courage pour faire bouger mes jambes de feignasse sur le chemin infini de la vie. infini????
mercredi 27 décembre
Ce mystère
Je me fais souvent accoster quand je me ballade en ville, seule ou avec des amis. Je commence à croire qu'on a plus le droit de profiter de l'air pollué et des vieilles bâtisses noircies en paix! Un jour c'était pour un don aux femmes handicapée ou battues...Hier encore pour nous convertir à l'islam..." Je vous préviens du danger! Le jour du jugement, Dieu ne pardonne à ceux qui ne croient pas en lui !", "Dieu tout puissant a créé la nature et les hommes", " Les australopithèques qui ne croyaient pas en Dieu ont étés en singe" ou d'autres histoires comme ça...Sur le coup, j'ai pas su quoi dire, je l'ai écoutée bêtement pendant qu'on se faisait des clins d'oeil avec les copains. Je savais que ça allait me tripoter les neurones une fois rentrée chez moi. C'était le cas. Finalement, je me suis dit que l'homme a créé les religions parce qu'il a peur de la mort car ce n'est pas dans sa nature d'être redevable donc que ce n'est pas pour envoyer une carte de voeux au "créateur". Qui, quoi a créé la nature, les hommes? Je crois en la science (à ma façon ==>) donc que la nature s'est créée d'elle même. Comment en être sûr? Puisque chacun croit en ses convictions, je vais croire en les miennes mais sans les imposer. Ce grand mystère, sûrement le plus grand qu'on ai inventé ne sera jamais résolu jusqu'au jour où après avoir colonisé la lune, on trouvera un moyen de revenir de la mort pour témoigner de ce qu'on a vu "après". J'aimerais ajouter ceci : lol .
mercredi 29 novembre
les escaliers
Saleté de jeunesse. Celle qui se fiche de tout, l'inconscience qui n'a pas notion de vie...la mort est belle pour elle et pour le reste alors ?
J'essaye d'apporter de la lumière dans le coeur des autres mais le leur est tellement noir qu'il sallit le mien et me donne à moi aussi le cafard. Ca m'apprendra à vouloir m'ouvrir aux autres, moi l'oursin dans sa bulle d'épine. L'extérieur est-il dangereux? ça dépend de ce qui le compose.
La maison est devenue un monument aux morts. Il y a des photos de lui partout, un visage qui hante les murs et que ma mère contemple le regard vide. Elle cultive les souvenirs qu'ils ont semé. Moi aussi je suis un souvenir. Un souvenir qui vit dans le présent, une graine qui a poussé au gré des saisons, un souvenir qui a prit forme, un souvenir qui pense...La relève du jardinier.
Elle est plus là pour me réconforter, je dois lui demander de l'aide pour qu'elle vienne. Où elle est passée ma maman? Elle est perdue quelque part, elle essaye de retrouver Papa. Mais lui, il est plus là et faut s'y faire! Maintenant reviens, j'ai plus que toi, j'ai besoin de toi !
J'ai encore envie qu'on me raconte des histoires de princesse le soir, pour me rassurer, qu'on me certifie qu'il n'y a pas de monstre dans l'escalier, que le noir, ça ne fait rien. Aujourd'hui, c'est le noir qui me raconte qu'un monstre a mangé ma princesse. C'est lui qui me rassur, finallement, le noir ça fait quelque chose car il m'a rattrapée.
Depuis que j'ai réalisé ce qu'était la mort, la douleur, je les vois partout, pas que dans l'escalier et maintenant je regarde les marches d'en bas, dans le noir et je me dis qu'un monstre va m'attraper les pieds si je les monte. Mon papa jouait à ça avant.
samedi 28 octobre
trajet du bus
J'ai plus le courage de rester éveillée la nuit, à me torturer de pensées inutiles. Après ces durs moments, la joie éphémère revient alors à quoi bon? Envie de rien, besoin de rien ou peut être de choses inutiles. Mes pensées ont besoin de sens, de guide. C'est le désordre là-dedans et tellement y'en a, y faudrait tout vider. Un mélange de pasé, de futur, de regrets, d'apréhension, de lassitude, de suspens. Trop d'émotions qui font le monde et donnent envie de vomir...un trop plein qui sait pas par où sortir parce que tout s'entrechoque et se contredit. J'me dis que j'en ai pas finit, qu'il va bien falloir m'y habituer. J'peux pas y échaper et puis j'essaye d'immaginer la "vie" sans émotions et tout prend finallement un sens plausible...Un sens ,juste un chemin, un embranchement qui mène quelque part, à un arrêt de bus entre la vie et la mort.
(j'ai encore oublié les photos XD)
lundi 23 octobre
détracage nocturne
(photos prochainement...en gros = quand j'aurais le temps lol)
Marre. Soit je pête un cable soit je me meurs. La coupe est plein. Ma tête est vide. on est prévus pour ressentir des émotions? mais dans quel but? Attention par là ça sent mauvais la question existencielle...exactement , voilà le raisonnement du jour:
Quoi d'autre que la vie pourrait bien exister pour qu'on se demande "quesque la vie ?". A part la mort (dont aucun ne revient pour témoigner) je ne connait rien audelà . Alors coment arrive-t-on à se questionner avec tant de retrait sur le sens de notre existence? En tans que vivant, personne ne peut réellement trouver de réponse à la vie..."utile, inutile, vraie, illusion??"
"Il ne nous reste que l'immagination pour comparer notre vie depuis ailleur"
Voilà ce que je pond lorsque je poirrote 2 heures dehors quand j'ai pas mes clefs. Honnêtement , ça fait peur je trouve. m'enfin...'toute facon, je ne suis qu'une bogue vide et pleine d'épines tombée du maronnier, brisée en deux, qui se pourrit au fil des pluies. J'ai pas sommeil, mon lit est froid. j'ai plus aucune motivation pour me lever le matin...même plus ma tartine sortie du grille pain. J'ai pourtant trouvé mon stage au vieux lyon, dans 4 semaine c'est la fin de ma torture dentaire, c'est bientôt mon anniver...saire... c'est peut être ce qui me tracasse comme chaque années. L'évocation de ce curieux évennement me semble sans intêt mais bon. ça a l'air de me faire déprimer (à l'avance) comme à chaque nouveau nombre sur le gateau. De plus en plus grand ce nombre. Avant c'était même que un chiffre, moi qui était toute fière de passer aux nombre avec deux chiffres! Je me sentais importante! Mais je reste une gosse qui bave et qui piaille sans arrêt, qui chougne quand elle a faim, quand elle a la dalle de dormir. Le sommeil vient pas, il se détraque, mais Merde y'en a marre!
jeudi 28 septembre
2 est la solution de l'équation

J'avais presque oublié comme le goût des larmes était agréable. Je considère que rien ne va plus et puis ça part, ça me grimace la tronche, et puis ça coule, ça tombe, ça pique et c'est finit. Ca fait du bien. N'empeche que ça va pas mieu. Le ptit chaton que j'ai prit à la spa il y a un mois fait sa crise d'adolesence, y me respecte plus. La jeunesse ! Le monde est fou, dans ma tête aussi. J'me marre et jpars en solo juste après. Ma bulle est comme permanente La vie à la maison c'est glauque : la mamie qui vient me rappeller que ça fait 2 mois, pie la maman qui sort tous les albums photos pour se torturer pendant des heures. Elle, elle est comme moi elle aime se torturer mais moi les souvenirs, j'évite car j'ai l'impression que ça me fait plus rien (surement tout le contraire).En + elle a fait un coin du buffet "photo de papa". C'est triste.
N'empeche, c'est bien partit pour un hiver noir..j'repense à l'époque où j'avais une vie paisible et où jme plaignait tout le temps lol...jme regarde maintenant...et j'm'imagine dans 20 ans. J'ai pas beaucoups de problème en fait. Et Mademoiselle trouve le moyen de se plaindre. C'est normal, c'est comme ça que j'évacue ma peine. 
J'ai pas de projet d'avenir. Je sais pas, j'ai jamais su. J'ai jamais immaginé pouvoir réaliser un jour mes rêves, d'où mon grand côté pessimiste. Certains m'imaginent grande artiste j'ai envie de dire "mort de rire". Si seulement j'pouvais vivre de ma passion ! comme c'est partit, jvais finir interprete dans un musée youpi! Ou ptêtre sdf comme les craintes de ma môman :
"_mais tu as des mauvaises fréquentations, tu vas d'venir toxico !" lol elle est géniale
2 c'est mon nombre en ce moment. On est plus que 2 à la maison, ça fait 2 mois, et j'aime être 2.moi et ma bulle.
mardi 29 août
l'horloge de la "mort"



A-t-on les moyens de partir en paix alors que la guerre gronde encore?
Que sommes-nous lorsque la terre tourne et que le soleil nous guide?
Après tout...Si petits que nous sommes tous, on a juste le droit de vivre sans en faire trop et communiquer entre fourmis. Etre en vie sous le règne de la lumière qui rythme nos vies. C'est un drôle de fonctionnement, mais ça nous fait toujours une chose de moins à penser. En fait, chacun aime son petit quotidien, ses propres repères. L'heure nous presse durrant tout notre chemin, et nous rassure parce qu'on sait quand s'arrêter pour dormir...Pourquoi la mort serait-elle la fin ?
Où est donc cette mort qui prétend nous hoter cette lumière rythmée? Juste là...dans nos têtes.

























