¿ le bouh du bas ๑

Jeunes pensées accablantes d'une victime ridicule. Chut.

samedi 09 février

le Conditionnel

Givre_040

  "J'aimerais bien"
Je prononce souvent cette phrase, mais à force d'espérer et de fantasmer un évènement, j'intellectualise chaque pensée, chaque envie. La voilà qui se transforme alors en "je veux fuir".

Givre_036

Facile à dire : arrête de penser trop fort [ça fait du bruit], difficile à faire. J'apprends à manipuler mes rêves, saurai-je contrôler mes songes ? J'aimerais bien. Trop d'espace pour trop de pensées inachevées.

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 Toujours, je dois répéter le même couplet, les accords se suivent et se ressemblent. Ce que ça peut m'agacer de lire les mêmes plaintes depuis trois ans. J'en ai assez d'utiliser sans cesse les mêmes idées pour écrire quelque chose. L'inspiration manque. Pourtant, je me dis, ce n'sont pas les sujets qui manquent. j'aurais été un des "Moi" précédents, le moindre argument échangé avec ma mère serait passé sur du papier, le moindre sourire d'un garçon, je l'aurais protégé d'un cadenas, et la moindre larme versée aurait retenti sur mon clavier. Je dois traverser une sorte de vide émotionnel, une espèce de coupure entre deux passages identitaires...Encore perdue entre deux mondes, "un pied dans les nuages, un autre tourne la page" comme dirait le chanteur de Néox. Quoique, je doute qu'un pied puisse tourner une page...à voir.[un peu d'adresse et le tour est joué!

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Posté par bouh à 23:35 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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