¿ le bouh du bas ๑

Jeunes pensées accablantes d'une victime ridicule. Chut.

jeudi 27 septembre

Automne

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Et voilà. Le premier feu de l'année. 4 jours d'Automne, et la température frôle le zéro, déjà. La pluie anéantit l'éphémère oeuvre de la saison. Les feuilles jonchent les troittoirs gris, ça forme une pâte marron où on aime pas bien patauger. Les flaques sont sales. Je veux encore m'extasier du camaïeu des marronniers, un doux soleil dans les cheveux, et chercher les marrons sortis des bogues brisées, en jupe rouge, sous une pluie de feuilles cuivrées. Malheureusement, les arbres se dénudent vite, et bientôt les champs où l'on se rêve allongé pendant les longues heures de cours se recouvriront d'un manteau blanc ou de la lourde brume des vallons.
Comme les jours deviennent courts, l'aura du soleil ne brille même plus quand je me lève, c'est un nuage noir qui m'accueuille, et une violente humidité qui m'assaille à peine les volets ouverts. Heureusement, il y a mon "chevalier servant" ,comme dit ma mère, en train de m'attendre devant la maison. Rien que la vue de ce garçon me donne l'impression d'être moins seule, lorsque j'ouvre ma fenêtre en lui criant "j'arrive! j'suis en r'tard". C'est bon d'avoir des amis, de se sentir entouré. Ce que j'aime au lycée, c'est que mon univers s'élargit très vite. Plus vite que je n'l'aurais cru. Je m'ouvre, ça y est. Chaque jour, je rencontre de nouvelles personnes, et j'adore ça. Jamais je n'avais éprouvé un sentiment pareil de légèreté. Je suis comme un ballon qui flotte un peu partout mais sans vraiment savoir où aller.

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mardi 25 septembre

faible

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"J'ai besoin d'être quelqu'un aux yeux des autres pour exister"
Je me sens vaine. Ma volongté l'est. Si ma volongté ne se suffit pas à elle même pour s'accomplir, alors comment arriver au bout de mes exigeances ?
Tout ne s'improvise pas.
Ils faut un temps pour apprendre et enfin "accomplir".
Pourquoi vaine ? parce que je veux toujours brûller les étapes.
"Ne jamais dire jamais, jamais dans la vie", je n'pense pas. Il y a des choses pour lesquelles on est doué, d'autres, pas, c'est tout. Il faut juste avoir un but dans la vie, en changer, mais toujours garder l'oeil sur un objectif.
Histoire de volongté ? Non plus. On n'peut pas briller dans tout avec de la volongté.
Persévérence ? Si tu aimes les longs chemins.
Courage ? Si tu aimes t'essouffler.
Certains diraient que tout est possible. Moi pas. La liberté me dérange. Les limites m'oppressent. Je viens d'arriver aux limites, justement, de ma pensée. Là où s'opposent mes idées, l'endroit où tout se lie et se contraste : le néant ou la boucle infinie de mes songes. Ca tourne en rond, mais heureusement, ça tourne rond. ( dur à suivre, j'avoue)

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vendredi 21 septembre

Samedis

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J'adore les samedis
Samedis citadins, passés au bord du Rhône, autour de moi seulement de la lumière, les pieds dans l'eau claire et l'air concentré. Les jours de grand soleil m'inspirent quand Fourvière domine la ville ,et s'impose par sa clarté, que la Croix rousse brille au loin de ses centaines de fenêtres et que le temps semble s'arrêter pour me laisser franchir le pont sans bousculer personne dans ma contemplation béate, encore une fois.
Aussi, les tristes, les simples et les samedis gachés au fond de mon cocon, rien qu'à moi, abrutie pas les écrans, la tête vide, encore une fois. Il y a tant de samedis différents même dans l'appréhension du dimanche, c'est de loin mon jour préféré.
Ce samedi là, la ville resplendissait. Malgrès l'automne qui menaçait, l'eau du Rhône était bleue, d'un bleu profond et intense, empli de soleil. Le ciel s'étirait très loin, et les nuages avançaient, plus hauts que jamais je ne les avais observés. Des personnes lachaient des ballons d'hélium. Petites balles de couleurs, minuscules points rose et jaunes que j'aimerais bien suivre jusqu'au bout du monde en m'accrochant au fil...Un jour, je voudrais devenir un ballon d'hélium et me laisser porter vers l'inconnu, admirer le paysage, juste, regarder en bas et voir le monde d'autre part que d'mon mètre cinquante-quatre.

Cr_puscule_24

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mardi 04 septembre

Nostalgie, me quitteras-tu un jour ?

framboise_002

Ont veut me noyer
Ont veut m'extraire de force de mon bocal pour me jetter dans la mer "avec les grands"
*Aieuh* Rendez-moi ma bulle! J'veux pas grandir...
Et voilà, j'me prends 15 ans dans la tronche, la petite écolière entre au lycée. J'en reviens pas .
J'apréhendais surtout le changement d'établissement et les nouvelles têtes desquelles supporter le regard.
Ma rentrée faite, j'me rends compte que des changements pareils, on les retrouve tout au long de sa vie et qu'ils sont facilement surmontable après tout... Mes peurs ont changé de visages, ce qui m'inquiète à présent ce sont ceux de mes amis que je crains ne plus reconnaître. Ce qu'on peut changer à cet âge, ce qu'on peut en faire des conneries, ce qu'on peut savoir profiter des instants présent sans se soucier de l'avenir...
Pourquoi ne puis-je pas bénéficier de tout c'la? Comme ma vie serait plus douce, comme je serais leur amie, comme je pourrais partager leurs rires à eux, eux, peuple innaxcessible. J'voudrais prendre un briquet, brûler le voile qui nous sépare et allumer leurs clopes au passage...Voilà le problème. Je les envie de pouvoir profiter d'leurs jeunes années comme on dit, je les jalouse tellement que j'en viens à les hair, à me hair de ne pas réussir à être la même. Je les envie de n'pas avoir à porter de masque en permanence, d'être ouverts. A côté de ça il y a des fois où je me considère tellement au dessus de tout ça , voire au dessus d'eux ,que j'en viens d'une part à culpabiliser d'oser penser une chose pareille ,et d'autre part je me r'trouve bien contente d'avoir échappé à toutes ces bétises...D'un côté une connerie de quête identitaire, de l'autre une conscience qui me souffle les bonnes idées. "Bonnes"? 'Faut voir...pas très bonnes à vivre, en tous cas.
Je dis que je n'veux pas grandir, je dois bien avouer que je m'y force; Obligée? Oui, par la force. La même force qui a voulu que la présence d'un père me soit confisquée : celle du destin...Faut-il encore que j'y croies ... Voici sûrrement d'où me vient cette confiance aveugle en l'avenir et cette devise idiote "Tout ce qui pourra m'arriver ne sera que bénéfique à mon développement." (idée venue d'un certain inconnu m'ayant envoyé quelques mots à la suite du décès de mon papa).
Mon Papa...Comme je voudrais qu'un père me console. J'aimerais remonter le temps jusqu'à la fois où je m'étais retrouvée dans le même état un 3 semptembre 2005, et accepter ton aide, cette fois-ci, pour garder tes mots dans une boîte et pouvoir l'ouvrir aujourd'hui. Je n'ai pas pu te connaître en 13 ans, impossible de m'inventer la consolation que tu aurais pu me donner...Me voilà à regarder un vieux disney, je régresse, comme dit Maman : J'ai besoin de reculer pour avancer.[vert comme mon lycée :p]

framboise_020

Posté par bouh à 20:12 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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