¿ le bouh du bas ๑

Jeunes pensées accablantes d'une victime ridicule. Chut.

dimanche 29 avril

quatorze

rafia_024

Il est Samedi soir. La lumière du soleil rase les fleurs, il fait lourd, tout le monde a ouvert ses fenêtres. En foulant l'herbe presque arrosée du soir, je peux entendre le son des postes de télé des voisins, sentir l'odeur de la cuisine des inconditionnels de la pizza du samedi soir. Appareil photo en main, je saisis les derniers instants de l'après midi. Impression de vacances, de liberté de pouvoir jouer avec le temps qui passe sans me soucier guère du lendemain.
Impression de vide parce que plus rien de compte alors que les rayons qui se faufilent à travers les poils du chat, les premières roses écloses et les perles d'arrosage sur les feuilles. Parce que journée de merde, parce que remuage du couteau dans ma plais, pourquoi... J'ai raté mon examen à cause de mon manque d'assurance, à cause de cet imbécile avec sa guitare qui m'a planté deux flèches dans le coeur. Bref. Je suis déçue et presque meurtrie. Je ne veux plus aller me coucher à 3 heures du matin, alors je ferme la télé et regagne ma couette tant aimée.

rafia_084

Il est dimanche soir. Y fait noir. Il fait lourd. Les nuages sont bas, les éclairs fusent, les moucherons sont collés aux fenêtres et les premières gouttes de pluie ruissèllent contre les vitres. Chaque chose est normale. A part peut-être le fait que je n'ai pas eu l'impression d'avoir passé un week end comme les autres. Je me sens légère et en même temps tellement encombrée. Tellement vide que je crois être en vacances c'est assez déroutant surtout quand je sais que je me lève à 7 heures le lendemain matin.

rafia_067

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